This is not a love song / Jean-Philippe Blondel

Ce n’est pas grand-chose, une semaine. Sept jours chez sa mère, avec les filles, pour faire le point. Sans lui. Rien de tragique, non. Juste souffler un peu. Vincent n’en revient pas : insidieusement, son épouse vient de le pousser à faire la même chose : retourner quelques jours au bercail. Sauf que lui n’a pas vu sa famille depuis dix ans. Dix ans qu’il a quitté pour Londres – où il a réussi – cette petite province française où il dépérissait. Dix ans qu’il a quitté Jérôme, ce frère trop sage, et les copains, Olivier, Fanny, Étienne… Les souvenirs sont douloureux où se mêlent l’ennui, l’abandon, l’ingratitude. Car Vincent a fait plus que les quitter : il les a lâchés. Ces petites vies communes où les rêves ne se débattent même plus. Ils lui en veulent mais lui cachent leur chagrin. Perdu dans sa propre identité de frère, de fils, d’amant, d’ami, Vincent voit la semaine s’étirer. Et toujours ce même air, lancinant, qui résonne, et qui n’est pas une chanson d’amour…
.
A l’origine, un break. Elle, Susan, ressent l’envie de se faire dorloter comme au temps de son insouciante adolescence. Sa décision est donc prise, elle partira dès demain avec leurs filles chez ses parents à elle, pour une semaine.
Lui, Vincent, digère assez mal la nouvelle. C’est sans plaisir qu’il va choisir de regagner, lui aussi, le logis parental. Ce sera l’occasion de renouer avec la famille, les amis, et peut-être de parvenir à se faire pardonner sa négligence. Mais après dix années de silence et d’absence, l’eau a coulé sous les ponts. Vincent va, en une semaine, crouler petit à petit sous le poids de vérités insoupçonnées…This is not a love song aborde des sujets difficiles tels que l’identité, l’amour, l’amitié, l’adultère, le suicide. Jean-Philippe Blondel les traite avec justesse et brio.
∗
L’écriture de Jean-Philippe Blondel est limpide, efficace, séduisante, surprenante. Tantôt touchante, tantôt mordante où il faut, quand il faut. Elle s’imprègne. Le style propre à l’auteur est remarquable et permet une immersion fulgurante. Je doute qu’il laisse des lecteurs indifférents.
J’ai découvert Jean-Philippe Blondel grâce à son premier roman Accès direct à la plage. Celui-là ne m’avait guère convaincue : trop de personnages, trop d’époques, je m’étais perdue au point d’achever ce livre comme on se hâterait de finir une corvée.
Puis j’ai récemment lu des critiques concernant les derniers romans de Blondel sur plusieurs blogs (Karine, [Caro]line, …). Je caressais la velléité de retenter le coup avec Un minuscule inventaire lorsque This is not a love song m’est tombé entre les mains.
La quatrième m’a plu, les premières lignes aussi.
Et puis la suite, la fin, le tout.
Que dire de plus, vraiment? J’ai dévoré, et je vous le recommande.



A l’origine, un break. Elle, Susan, ressent l’envie de se faire dorloter comme au temps de son insouciante adolescence. Sa décision est donc prise, elle partira dès demain avec leurs filles chez ses parents à elle, pour une semaine.
L’écriture de Jean-Philippe Blondel est limpide, efficace, séduisante, surprenante. Tantôt touchante, tantôt mordante où il faut, quand il faut. Elle s’imprègne. Le style propre à l’auteur est remarquable et permet une immersion fulgurante. Je doute qu’il laisse des lecteurs indifférents.







Vous avez dit…