La tête en friche / Marie-Sabine Roger

« Ce qu’ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c’est à se demander si c’est vraiment écrit pour vous donner l’envie. En tout cas, c’est sûr, c’est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique… - et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c’est une histoire qui parle d’aventures ou d’amour - ou d’Indiens. Et point barre, c’est tout »
.
Germain n’a pas vécu une enfance heureuse. Il n’a pas connu son père et a coulé des jours difficiles aux côtés de sa mère infâme et déséquilibrée. Sa scolarité fut aussi désastreuse. Confronté à un professeur peu pédagogue et foncièrement méprisant, Germain a souvent été la risée de sa classe et a, depuis lors, de vives réticences vis-à-vis de la « culture ».
A 45 ans, Germain – devenu lourdaud – erre entre le bistrot du quartier et le parc public, où il tue le temps à dénombrer les pigeons… Jusqu’à ce qu’il rencontre Margueritte, une vieille dame très cultivée qui, en plus de s’intéresser à sa personne sans se moquer de ses lacunes, va partager avec lui son amour du vocabulaire et de la littérature…
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La tête en friche est un livre au style plaisant, qui se lit avec aisance et facilité. Un roman étrangement sensible et émouvant, malgré le peu de vocabulaire utilisé par l’auteure/le narrateur (Germain).
En commençant ce roman, j’ai pris peur quant à son ton relativement brut1 et vulgaire, puis au fil des pages, j’ai éprouvé de plus en plus de plaisir à suivre Germain, ses aventures et ses réflexions.
En effet, une poésie toujours plus évidente se dégage à mesure que l’on progresse dans la lecture de ce livre. Parce qu’on le devine aussitôt qu’est mentionnée Margueritte, une amitié va naître. Une amitié qui va pousser Germain à se questionner, s’ouvrir et se « dérouiller ».
Au final, ce roman, plein d’humour, de fraîcheur et de tendresse m’a permis de passer un moment très agréable.
- La quatrième de couverture le trahit déjà un peu, le vocabulaire de Germain n’est pas très étendu. [↩]



Germain n’a pas vécu une enfance heureuse. Il n’a pas connu son père et a coulé des jours difficiles aux côtés de sa mère infâme et déséquilibrée. Sa scolarité fut aussi désastreuse. Confronté à un professeur peu pédagogue et foncièrement méprisant, Germain a souvent été la risée de sa classe et a, depuis lors, de vives réticences vis-à-vis de la « culture ».
La tête en friche est un livre au style plaisant, qui se lit avec aisance et facilité. Un roman étrangement sensible et émouvant, malgré le peu de vocabulaire utilisé par l’auteure/le narrateur (Germain).

Commentaire(s) (8 commentaires)
(quand liras-tu « ce qui est perdu » ???? je te croyais impatiente. Snif.).
Rethymna / 1 septembre 2009, 16:08
Aurore / 1 septembre 2009, 16:33
Leiloona / 1 septembre 2009, 19:56
Aurore, Leiloona > Nous sommes bien d’accord ! En confirmant mon avis, nous en tenterons peut-être plus d’un – Quel beau trio d’Eve !
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Reka / 2 septembre 2009, 01:33
Je l’ai emprunté à la bibliothèque et vu ton enthousiasme, il y a de grandes chances pour que celui-ci passe dans les premiers
Julie'tte / 2 septembre 2009, 10:32
Marie / 3 septembre 2009, 16:17
Marie > Ce roman a l’air d’avoir fait, jusqu’ici, une grosse majorité de lecteurs contents, c’est bien !
Reka / 3 septembre 2009, 16:40
Petite Fleur / 4 septembre 2009, 13:59
Qu'en pensez-vous?