La joueuse d’échecs / Bertina Henrichs

Un jeu peut-il faire basculer la vie d’une femme ? Difficile de le croire. Dans l’île de Naxos, les joueurs de trictrac sont légion, mais jamais aucune femme n’a approché les pions noirs et blancs. Quant à ceux d’un échiquier, n’y pensez même pas ! Cependant, pour Eleni, prise dans une vie sans aspérités et sans folie, le plus vieux jeu du monde sera le début d’une aventure qui la mènera jusqu’à l’émancipation.
.
Eleni, femme de chambre dans un hôtel grec, se laisse porter par une vie familiale terne et sans saveur. D’un tempérament flegmatique, peu ambitieux et rêveur, cette dernière va bientôt s’animer en découvrant, dans la chambre d’un jeune couple parisien, un grand échiquier où s’étale une partie inachevée.
Eleni, vivifiée à la vue de ce jeu, s’enthousiasme à l’idée d’en offrir un à son époux Panis à l’occasion de son anniversaire. Confrontée à l’évidente indifférence de ce dernier pour son cadeau, cette femme va entreprendre d’assimiler les règles du jeu seule et en cachette de tous. Peu à peu, va naître en elle une passion pour les échecs, passion qui indisposera violemment Panis une fois averti de la nouvelle…
∗
La joueuse d’échecs est un livre truffé d’imparfaits, ce qui rend la progression du livre infiniment lente. Le style de Bertina Henrichs m’a profondément éreintée, d’autant que j’ai trouvé l’esthétique de sa plume assez incertaine…
J’ai cru que ce roman pourrait me plaire puisqu’il abordait une thématique afférente à celle de La fenêtre panoramique, à savoir, la routine familiale. Cependant, ce livre est loin de traiter le sujet de la même manière… Pour commencer, l’univers psychologique des personnages est extrêmement moins fouillé dans La joueuse d’échecs que dans le roman de Richard Yates…
Les romans qui proposent des aventures sans creuser la personnalité des personnages ont généralement propension à me lasser, ce qui fut royalement le cas de celui-ci.
Ce récit m’a paru plat, fade et gauche, à l’image de l’Eleni qu’il nous est permis de rencontrer au début du livre. Malheureusement, sa petite résistance révolutionnaire (à l’égard de son mari, mais aussi de tout son village qui, un peu comme dans La Méthode Mila, demeure résolument réfractaire aux dispositions intelligentes et aux penchants culturels – Quelle idée !) ne permet en rien au roman de s’élever.
Ce fut une lecture pour laquelle mes yeux n’ont daigné faire qu’effleurer chaque page dès la moitié du livre…
Avant de commencer le roman, je m’enthousiasmais à l’idée de visionner le film La joueuse récemment adapté par Caroline Bottaro, mais à présent, j’ai grand mal à visualiser Sandrine Bonnaire dans la peau d’Eleni… Pour l’avoir vue jouer à plusieurs reprises le rôle de personnages anxieux, nerveux, et presque trop dynamiques, je ne trouve pas que l’actrice et la joueuse d’échecs puissent faire un à l’écran…
Je tâcherai tout de même de me procurer le film de manière à rendre cette idée concevable…
Et vous, qu’en avez-vous pensé?



Eleni, femme de chambre dans un hôtel grec, se laisse porter par une vie familiale terne et sans saveur. D’un tempérament flegmatique, peu ambitieux et rêveur, cette dernière va bientôt s’animer en découvrant, dans la chambre d’un jeune couple parisien, un grand échiquier où s’étale une partie inachevée.
La joueuse d’échecs est un livre truffé d’imparfaits, ce qui rend la progression du livre infiniment lente. Le style de Bertina Henrichs m’a profondément éreintée, d’autant que j’ai trouvé l’esthétique de sa plume assez incertaine…

Commentaire(s) (10 commentaires)
Quant au film, j’ai vraiment été déçue car le réalisateur a transformé la relation entre cette femme et le professeur en relation ambiguë …
Mouif.
Je te mets mes deux liens, si jamais mes billets t’intéressent :
le livre
http://leiloona.canalblog.com/archives/2008/07/14/9912102.html
le film
http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/08/10/14702419.html
Leiloona / 19 septembre 2009, 20:16
Lau / 22 septembre 2009, 01:52
Lau > C’est une chance d’avoir su l’apprécier ! J’aurais préféré aussi, mais bon… Le style était bien trop éloigné de ce qui me séduit en général
Reka / 22 septembre 2009, 10:01
Leiloona / 23 septembre 2009, 21:55
Reka / 24 septembre 2009, 08:56
Mais je n’aurais pas eu l’idée de rapprocher ce roman, comme tu le fais, de « La fenêtre panoramique », de Yates, car, à mon sens, ils ne luttent pas dans la même catégorie
Brize / 30 septembre 2009, 20:38
En effet, Eleni ne joue pas sur le même terrain puisque, en raison de son indolence, elle ne semble avoir qu’à moitié conscience de sa terne routine, mais ça, la quatrième de couverture ne m’en avait pas informée… C’est pourquoi j’ai fait l’amalgame dès le début. A tort
Reka / 30 septembre 2009, 21:00
deliregirl1 / 22 octobre 2009, 16:47
Zébulon / 4 novembre 2009, 20:46
En outre, vous reconnaitrez aussi dans ce blog la subjectivité affichée et assumée. Si, comme je le crois, votre critique gratuite est due à l’avis négatif par rapport à ce roman, alors sachez remettre les choses à leur place et communiquer pourquoi vous, vous le défendriez. …Au lieu de vous contenter d’un commentaire acerbe qui n’a aucune pertinence. Il ne s’agit pas ici de savoir qui a raison ou tort, qui écrit le mieux, mais de partager des opinions et surtout des ressentis. C’est ce qu’a toujours fait l’auteure de ce blog, sans prescription, ni prétention à l’objectivité, ni fermeture aux avis divergents (on le voit encore dans les commentaires présents ici : « Il en faut pour tous les goûts, Leiloona ! Pas de souci »). Elle invite de plus de manière générale à la découverte personnelle.
Vous noterez enfin que les commentaires divergents des autres lecteurs sont bien plus constructifs. Entre aimer ou ne pas aimer un roman et critiquer une personne, il y a un gouffre, Zébulon.
Julien / 16 novembre 2009, 01:48
Qu'en pensez-vous?