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Update & To Read List (urgently)

Chers vous tous,
Chères vous toutes,
Je me noie actuellement dans les caisses plutôt que dans les livres.
Entre changement d’emploi et de domicile, je … vasouille un peu1.
Beaucoup d’administratif, donc. C’est moins romanesque, mais ça fait du bien de varier les plaisirs

Ce billet n’est (quasi) qu’un auto-rappel. Il a pour but de me rappeler les [...]

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A propos

Le blog de Reka, une bibliothécaire-documentaliste qui s’intéresse aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, aux stratégies documentaires, à la littérature, etc.

Articles d'avant

Ce n’est pas sérieux…

Et voilà. Je ne sais quel démon m’a pris, je m’y suis rendue.
… A nouveau.

Ils se tenaient là, déterminés et fiers.
Ils savaient d’avance que j’allais coopérer…

Je ne mentirai pas : je ne me suis pas débattue…
D’avance, j’ai cru en leur beauté intérieure, et je les ai recueillis.

… Mais c’est ni plus ni moins une catastrophe. A un rythme de 5 livres lus, 12 achetés1, comment voulez-vous qu’ils ne finissent pas tôt ou tard par me faire la guerre, mes adoptés?!

Ils sont aujourd’hui au nombre de 64, et je n’ai plus de place sur mes étagères.

Le constat est évident, mes amis…
La situation m’échappe TOTALEMENT ! :|

  1. Enfin, je n’en ai acheté que 8, les 4 autres m’ayant été offerts par un vil personnage qui me veut du mal mon amoureux. Ceci expliquant cela et constituant par ailleurs une occasion de l’en remercier une fois de plus :) []

L’homme que l’on prenait pour un autre / Joël Egloff

:7:

:re:

:left: Avec un visage très commun, on court toujours le risque d’être confondu avec quelqu’un d’autre. En général, la méprise apparaît rapidement et chacun s’excuse, penaud, de son erreur. Mais ce n’est pas le cas de cet homme qui finit par se laisser aller, résigné, à être ceux pour qui on le prend. Il est cependant très compliqué, voire épuisant, de vivre plusieurs existences à la fois… surtout quand ce ne sont pas les siennes ! :right:

.

:ap:

:fond: Ce roman raconte l’histoire d’un homme dont le physique est si commun qu’il est constamment confondu avec d’autres gens. N’ayant aucun proche dans sa vie à l’exception d’une vieille dame un peu démente1, celui-ci s’ennuie et se sent seul.

Dans l’attente perpétuelle qu’une lettre ou qu’une carte postale lui parvienne, l’homme ne peut néanmoins que refuser le courrier sur lequel figure son adresse puisqu’il est adressé à d’autres destinataires… Forcé d’admettre que son nom n’existe décidément pour personne – même pas pour l’administration ! -, il se résout à accepter les lettres destinées à ce Pierre Simon qu’il n’est pas, quoi qu’en dise son facteur. C’est finalement par lassitude de contredire les inconnus qui l’accostent dans la rue et par désespoir de ne rien vivre que l’homme va prendre le parti d’accepter d’être tous ces autres qu’il n’est pas et de mener leur vie comme s’il était eux…

:forme: Le style de Joël Egloff est désopilant, absurde, fantasque, imprévisible. Ce roman est écrit sans fioritures, d’un trait spontané et inspiré. La plume de l’auteur m’a de temps en temps fait penser aux prises de parole du petit Oskar dans Extrêmement fort et incroyablement près de J. Safran Foer. Bref, vaguement rapproché de ce roman qui demeure jusqu’alors mon livre de chevet, L’homme que l’on prenait pour un autre avait de grandes chances de me plaire… Et c’est ce qui est arrivé.

:br:

Ce roman est surprenant en ce sens qu’il développe un sujet plutôt triste et que rarement s’est effacé de mes lèvres ce sourire que j’ai esquissé dès les premières pages. A vrai dire, l’homme extériorise d’extravagantes divagations en continu, et c’est un vrai régal de lire autant de truismes qui sont lancés d’un air tellement naïf et farfelu. Ce livre est original et insolite. J’ai vraiment apprécié de suivre cet homme qui, bien que presque démuni d’identité, est truffé de singularités : l’étourderie, l’excentricité, le pacifisme et la docilité me l’ont rendu vraiment attachant.

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce roman et remercie vivement la maison d’édition Pocket et Blog-o-Book d’avoir contribué à me l’offrir ! :)

  1. Il l’appelle « sa tante » mais il ne sait, à vrai dire, même plus quel lien familial les rapproche. []

Naulleau VS Jardin

Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de visionner la rixe qui a eu lieu entre Eric Naulleau et Alexandre Jardin sur le plateau d’On n’est pas couché, ce samedi 26.

Je n’ai pas d’avis sur leur échange (je n’ai de sympathie pour aucun des opposants), mais je ne cache pas que leur affrontement m’a pas mal amusée.

Qu’en dites-vous?

PS : Si vous ne voyez pas le lecteur, rafraîchissez la page.

Je ne sais plus pourquoi je t’aime / Gabrielle Zevin

:6:

:re:

:left: Je suis en train de descendre l’escalier du lycée et la seconde d’après, je tombe la tête la première. Quatre années de ma vie s’effacent et à mon réveil à l’hôpital, James Larkin me sourit. Il sent la fumée de cigarette, les draps fraîchement lavés, laissés à sécher au soleil. Évidemment je tombe folle amoureuse. Je nage dans un brouillard heureux. Mais la vie ne peut pas continuer comme ça. Amnésique ou pas, il faut que je sache quel genre de fille j’étais avant. Je me lance alors dans une enquête sur moi-même. Qui es-tu vraiment, Naomi Porter ? :right:

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:ap:

:fond: A la suite d’une chute dans un escalier du lycée, Naomi Porter, 17 ans, voit s’effacer de sa mémoire les quatre dernières années de sa vie. Il lui faut donc réapprendre qui étaient son petit copain, ses amis, redécouvrir son mode de vie et redigérer d’assez douloureuses nouvelles tels le divorce de ses parents et leur remariage respectif.
Avant tout à la recherche de son identité, Naomi se surprend bientôt à ne pas cautionner du tout le comportement de la fille qu’elle était avant son trauma crânien.
Ne tolérant pas sa superficialité d’antan et remettant en cause ses choix et même ses amitiés, la jeune fille va opérer quelques changements assez radicaux dans sa vie : une rupture avec Ace (son petit ami sportif irresponsable et enclin aux beuveries), un abandon du tennis (qu’elle pratiquait avec Ace) et de la photographie (son option scolaire à laquelle elle se dévouait plus qu’il ne le fallait), une initiation au théâtre qui va lui permettre de faire de nouvelles rencontres, de tisser des liens avec plusieurs personnes, à commencer par James qu’elle avait soit dit en passant rencontré à la suite de sa chute au lycée puisqu’il l’avait accompagnée à l’hôpital en ambulance, ayant été le seul témoin de son collapsus…
Naomi ne va pas tarder à s’enticher de ce ténébreux James au point d’en délaisser délibérément son meilleur ami Will Landsman, et même le reste…

Ce roman pour ados aborde les questions sensibles à l’adolescence tels l’amour, l’amitié, la quête d’identité, mais aussi des sujets plus spécifiques et épineux tels les familles recomposées/remariages ou encore l’orphelinat1.

:forme: La plume de Gabrielle Zevin est agréable (sans plus). L’auteure se met dans la peau de Naomi, une adolescente qui raconte sa vie comme le ferait n’importe quelle adolescente. Ce roman se lit très facilement et rapidement, il est donc tout à fait indiqué pour les jeunes gens qui ne sont pas encore tout à fait devenus des lecteurs compulsifs ou race apparentée – ;) -, mais il convient sans doute aussi parfaitement pour les adolescents intéressés par des histoires d’adolescents qui sont déjà de vrais dévoreurs de bouquins (oui, oui !).

:br:

C’est à la suite de la lecture de ce billet très élogieux de Clarabel que l’idée de lire Je ne sais plus pourquoi je t’aime m’a fortement enjouée.
Il faut dire qu’il traitait d’une thématique à laquelle je suis sensible, à savoir le comportement des adolescents vis-à-vis de l’alcool. En ça, il m’a fait un peu penser, avant même que je ne l’ouvre, à Moi, Charlotte Simmons de Tom Wolfe. Toutefois, ce roman et celui de Wolfe ne sont absolument pas comparables. D’abord parce que celui-ci est à destination des adolescents, et celui de Wolfe, clairement à destination des adultes2.
Bref, j’avoue avoir fortement espéré que ce sujet soit bien plus précisé qu’il ne l’était, mais ça n’était pas le cas.
En vérité, les problématiques qui, dans ce livre, apparaissent comme étant les plus graves (l’orphelinat, le binge-drinking chez les jeunes) sont aussi celles qui sont abordées le plus superficiellement. L’on se doute cependant qu’un roman à destination des adolescents n’est nullement censé être moralisant ou effrayant. Qu’il fasse l’effet d’une brique dans l’estomac contribuerait effectivement à diminuer ou anéantir le plaisir de lire… et ça n’est certainement pas le but ! Je prends donc sur moi mes petites frustrations à la noix… ;)

Bref. Dans l’ensemble, il s’est agi d’une lecture plutôt plaisante, bien qu’elle m’ait progressivement déçue à mesure que la fin approchait (trop de comportements… « adolescents », trop de prévisibilité !). Mon enchantement n’aura pas égalé celui de Clarabel, mais j’avoue tout de même avoir passé un bon moment, léger et divertissant.

  1. Ce sujet tient une place si dérisoire au sein du roman que j’ai cependant oublié d’en parler dans mon résumé de l’histoire… Vous l’apprendrez donc ici, sachez que Naomi Porter est une enfant adoptée. []
  2. Le premier, plein d’espoir, tend vers un assainissement progressif tandis que l’autre, plus réaliste, tend vers une dégénérescence malheureuse… []

  Attendez, hein ! ;)